« Je réalise un chiffre d'affaires de 7 000 € par mois. » C'est la phrase la plus souvent répétée dans les annonces de licences VTC — et la moins vérifiée. N'importe qui peut l'écrire ; presque personne ne la justifie. Le certificat de revenus d'VTC360 existe pour transformer cette phrase en une donnée vérifiable, et son impact sur le prix est mesurable.
Ce que nous vérifions exactement
Lorsqu’un vendeur demande la certification de l’historique de sa licence, l’équipe recoupe trois sources indépendantes, mois après mois :
- Décomptes des plateformes. Les relevés de paiement de Uber, Cabify ou Bolt pour la période concernée, téléchargés depuis le portail de la plateforme, avec le détail des courses, de la commission et du montant net.
- Relevés bancaires. Les virements effectifs sur le compte du titulaire doivent correspondre aux relevés de paiement. Si l’argent n’est pas arrivé sur le compte bancaire, cela ne compte pas.
- Cohérence fiscale. Nous vérifions que le chiffre d’affaires déclaré est cohérent avec ce qui précède ; une série qui ne résiste pas à cette vérification n’est pas certifiée.
Le résultat est une série mensuelle de revenus vérifiés — généralement sur 12 à 18 mois — que nous publions dans la fiche avec sa méthodologie versionnée et sa date d’émission. Nous ne maquillons pas les mauvais mois : s’il y a eu un creux dû à une panne ou à un changement de conducteur, cela apparaît tel quel. La crédibilité de la série repose précisément là-dessus.
L’échelle de certitude
Toutes les licences ne peuvent pas certifier leur historique, et ce n’est pas grave : c’est pour cela qu’il existe trois niveaux.
- Historique vérifié : la licence génère des revenus depuis plusieurs mois et le prouve document par document.
- Projection sur la base de comparables : la licence est inactive (départ à la retraite, changement d’activité) et nous estimons sa capacité à générer des revenus à partir d’opérations comparables conclues dans la province, dans les fourchettes basse, moyenne et haute.
- Revenu garanti : un opérateur vérifié du réseau garantit par contrat un revenu mensuel minimum pendant une durée convenue. C’est le niveau maximal : c’est l’opérateur qui assume l’incertitude, et non l’acheteur.
Pourquoi le prix varie-t-il ?
Un acheteur professionnel tient compte de l’incertitude. Face à deux licences identiques dans la même province, celle qui justifie des revenus se vend plus cher et plus vite, pour une raison arithmétique : l’acheteur paie un multiple des revenus attendus, et en l’absence de vérification, il applique sa propre décote de sécurité — ou ne donne tout simplement pas suite.
On le constate sur la plateforme elle-même : les fiches certifiées concentrent la majorité des demandes de dossier et se concluent avec moins de négociation sur le prix de départ. La certification ne gonfle pas la valeur de la licence ; elle élimine la décote due à la méfiance que le vendeur assumait sans le savoir.
Règle pratique pour les vendeurs : si votre licence est rentable, faites-la certifier avant de la publier. Le coût du certificat est amorti dès la première négociation qui ne commence pas par « Et comment pouvez-vous me le prouver ? ».
Ce que ce certificat n’est pas
Ce n’est ni une estimation ni une garantie de revenus futurs : c’est la vérification, documentée, des performances passées de la licence. Les projections sont clairement identifiées comme telles, avec leur fourchette et leurs comparables clairement indiqués. Et le revenu garanti est un contrat exécutoire, pas une promesse commerciale.
Si vous comptez vendre, commencez par évaluer votre licence et demandez la certification lors de votre inscription. Si vous comptez acheter, recherchez le label sur la fiche — et s’il n’y figure pas, vous savez désormais quelles questions poser : l’échelle de certitude explique ce que chaque niveau atteste.