Mise à jour : juillet 2026. Tous les chiffres sont accompagnés de leur source et de leur date ; l'indice est recalculé chaque mois.
Vous allez acheter une autorisation administrative dont le coût varie entre 23 000 et 198 000 €, selon la province. Lorsque la procédure est correctement menée, le délai est de 7 à 15 jours à compter du versement de l’acompte. Et la quasi-totalité des désagréments liés à ce marché peuvent être évités grâce aux vérifications proposées sur cette page. Voilà tout ce qu’il faut savoir avant de se lancer ; passons maintenant aux détails.
Qu’achetez-vous exactement ?
Une licence VTC est une autorisation administrative de location de véhicule avec chauffeur : le permis nécessaire pour travailler avec Uber, Cabify ou Bolt, ou avec des clients directs (qu’est-ce que c’est, en détail). Trois caractéristiques en font un atout :
- Elle est rare. La procédure d’octroi de nouvelles autorisations est pratiquement gelée depuis des années. Le ratio par rapport aux taxis qui justifiait les refus ne peut plus être appliqué automatiquement — la Cour suprême l’a annulé en 2024 —, mais en juillet 2026, aucune province n’accorde d’autorisations de manière régulière (ce qu’ont déclaré la CJUE et la Cour suprême).
- Elle est transférable. Elle s’achète et se vend avec l’accord de l’organisme des transports de la communauté autonome.
- Elle est liée à son territoire. La règle des 80/20 oblige à fournir la majeure partie des services dans la communauté où elle est domiciliée. On achète à Madrid, ou on achète à Séville : on n’achète pas pour toute l’Espagne (la règle, expliquée).
Combien cela coûte-t-il, province par province
L’indice VTC360 de juillet 2026, établi à partir de transactions et d’offres vérifiées, avec son échantillon (n) pour chaque chiffre :
- Îles Baléares — 198 014 € (n=25). Le marché le plus cher : demande touristique et offre rigide.
- Madrid — 145 502 € (n = 20). Le marché le plus profond et le plus liquide du pays.
- Barcelone — 92 064 € (n=26). 37 % de moins qu’à Madrid : il s’agit de la décote réglementaire de la région la plus contestée.
- Málaga — 67 952 € (n=21). La troisième place, portée par l’aéroport et la Costa del Sol.
- Valence — 60 928 € (n=12) et Séville — 55 692 € (n=7).
- Saragosse — 36 716 € (n=16) et La Corogne — 23 016 € (n=7), en bas du classement.
Sept des huit séries affichent une hausse d’environ +5,2 % en glissement annuel ; Valence, +3,8 %. La série complète, mois par mois, est disponible sur l’indice des prix ; l’analyse par ville, sur combien coûtera une licence VTC en 2026, province par province.
Un indice se confirme à la clôture : le registre public des transactions publie chaque clôture avec sa fourchette de prix et son nombre de jours sur le marché. Les dernières transactions : Madrid entre 120 000 et 125 000 € (63 jours), Barcelone entre 85 000 et 90 000 € (43 jours), Valence entre 55 000 et 60 000 € (60 jours). Pour passer de l'indice à une licence spécifique, l'estimateur vous donne la fourchette en une minute, sans vous demander votre adresse e-mail. Et la réponse concise du guide se trouve dans combien coûte une licence VTC.
Les vraies dépenses (ce que l’annonce ne vous dit pas)
Le prix de la licence représente la dépense la plus importante, mais ce n’est pas la seule. Prévoyez ceci :
- Les droits de mutation. Règle générale : si le vendeur est un entrepreneur ou un professionnel en activité, la transaction est soumise à une TVA de 21 % — que, si vous achetez pour une activité professionnelle, vous avancez et déduisez généralement ; vous n’y perdez donc rien. Si c’est un particulier qui vous vend le bien, vous payez l’ITP (l’impôt sur les transmissions de votre région) : celui-ci n’est pas déductible, c’est un coût pur. Une mauvaise qualification de la transaction peut entraîner des différences de plusieurs milliers d’euros des années plus tard ; les détails concernant la TVA ou l’ITP et la carte fiscale complète de l’acheteur se trouvent dans le guide.
- Frais et démarches administratives liés au changement de propriétaire. Montant modeste, variable selon la région. Si vous vous en chargez vous-même, ajoutez les frais de cabinet : quelqu’un doit préparer un dossier qui soit accepté du premier coup (combien coûte le transfert en lui-même).
- Le véhicule, s’il n’est pas inclus. Location longue durée ou achat, avec la norme environnementale exigée dans la pratique par votre ville (de quel véhicule avez-vous besoin).
- L'assurance passagers, nettement plus chère qu'une assurance particulière (combien ça coûte).
- Règle pratique : prévoyez une marge de 5 à 10 % sur le prix pour les taxes et les frais de clôture, et confirmez le montant exact avant de verser l'acompte, pas après.
Et les frais d’VTC360 ? Pour l’acheteur, 0 € : les frais sont à la charge du vendeur et sont publiés (comment ça marche).
Comment vérifier que le titre de propriété est en règle
C’est là que l’on distingue les bons achats des litiges liés à la plaque d’immatriculation. Quatre vérifications, dans l’ordre :
- Titularité. Le vendeur doit être le titulaire inscrit au registre, ou disposer d’une procuration du titulaire. Vous pouvez le vérifier vous-même et gratuitement dans le registre officiel du ministère (la procédure étape par étape, avec moteur de recherche inclus).
- Charges et saisies. Une immatriculation peut être grevée de saisies ou de dettes qui sont transférées à l’acheteur (il est possible d’acheter un véhicule endetté, mais dans ces conditions).
- Renouvellement. Il s’agit du renouvellement périodique de l’immatriculation — en règle générale, tous les deux ans. Une licence dont le visa est périmé est un signal d’alerte jusqu’à ce que la situation soit clarifiée : elle peut finir par expirer, et avec elle l’ensemble de l’actif (que signifie « être visée » et que se passe-t-il si le délai est dépassé).
- Sanctions et revenus. Procédures de sanction en cours, et règle d’or en matière de prix : revenu non justifié, revenu inexistant. Une série de 12 à 18 mois vérifiée par rapport aux relevés de la plateforme et de la banque — le certificat de revenus — est prise en compte ; une promesse verbale n’est pas prise en compte.
Les signaux d’alerte sont presque toujours présents : prix bien inférieur à l’indice « au noir », précipitation artificielle, propriété floue, captures d’écran à la place des relevés de compte. La liste complète, pour ne pas l’apprendre à vos dépens.
Le processus étape par étape, avec explication des signaux
Sur VTC360, chaque achat suit le même parcours — la conclusion de la vente sous contrôle — et vous le suivez étape par étape :
- Vous consultez le permis de construire et ses données vérifiées. Titularité, charges, visa et sanctions vérifiés avant publication ; les revenus, certifiés le cas échéant.
- Vous réservez le bien en versant un acompte. Il s’élève à 1 % du prix, avec un minimum de 2 000 €, et n’est pas versé sur le compte du vendeur : il est bloqué et protégé sur un compte de dépôt fiduciaire. Un peu de mathématiques : pour les licences bon marché, c’est le minimum qui prime — sur 23 000 €, ces 2 000 € représentent en réalité 8,7 %. Vous le savez avant de signer, pas après.
- Vérification juridique (due diligence). Nous vérifions que la licence est transférable et qu’elle est en règle : sans charges ni sanctions, avec un visa à jour. Si quelque chose ne va pas, l’acompte est intégralement remboursé.
- Le montant total est placé sous séquestre. Le vendeur sait que l’argent existe ; vous savez qu’il ne sera débloqué qu’une fois la licence transférée au nouveau titulaire.
- Signature et dossier. Contrat de vente et demande de changement de titulaire auprès de l’administration, avec un dossier complet dès le départ — les rectifications sont la première cause des cessions interminables (comment procéder au transfert, étape par étape).
- La licence est enregistrée à votre nom et le vendeur encaisse le paiement. La conclusion de la vente est publiée dans la rubrique des prix et alimente l’indice.
L’objectif, avec un dossier complet, est de 7 à 15 jours à compter de l’acompte (pourquoi une cession de propriété entre particuliers prend 4 à 8 semaines). La partie qui ne dépend de personne d’autre que de l’administration — l’enregistrement — a ses propres délais selon la communauté.
Les erreurs courantes (et ce qu’elles coûtent)
- Acompte non conservé en dépôt. « Réservez-la dès aujourd’hui avec 3 000 € via Bizum » relève de l’espoir. L’acompte est toujours signé dans le cadre d’un contrat et déposé.
- Mauvaise évaluation de l’impôt. Payer au titre de l’ITP ce qui relevait de la TVA — ou l’inverse — se traduit des années plus tard par un redressement fiscal avec intérêts.
- « Je l’emmène dans ma province. » Changer le lieu de résidence figurant sur l’autorisation n’est pas une démarche automatique ; sur des marchés tendus, cela peut s’avérer impossible. La règle des 80/20 s'applique.
- Payer le prix d’un acte notarié sur la base d’une promesse. Sans documents, soit vous négociez une remise, soit vous exigez une estimation fondée sur des biens comparables. Jamais les deux à la fois : un prix élevé et la confiance aveugle.
- Ignorer un contrôle imminent. La révision périodique n’attend pas votre signature.
- Acheter sans marge de manœuvre. Les 5 à 10 % de taxes et de frais de clôture ne sont pas facultatifs ; ce n’est une surprise que si vous ne les avez pas budgétisés.
Avant de vous décider : quatre questions fréquentes
- Indépendant ou société ? Les deux voies sont valables ; le choix est d'ordre fiscal et patrimonial. Et acheter la licence n’est pas la même chose qu’acheter la société détentrice (la comparaison).
- Peut-on obtenir un financement ? Oui, en combinant plusieurs éléments — banque, leasing du véhicule, paiement différé —, mais pas sous la forme d’un crédit immobilier (les quatre options réelles).
- Et si l’on est étranger ? C’est possible, sous réserve de conditions de résidence et d’activité (les détails).
- Les packs reviennent-ils moins cher ? Parfois, mais ils ne sont pas toujours avantageux (packs de licences).
La liste complète des conditions requises pour l’acheteur — peu nombreuses, mais à respecter au bon moment — se trouve dans ce dont j’ai besoin pour acheter.
Et après l’achat : exploiter, céder ou louer
La licence prend toute sa valeur lorsqu’elle génère des revenus, et il existe trois façons d’y parvenir. La conduire soi-même, en tant qu’indépendant : toute la marge et tout le travail. Embaucher un chauffeur : dans les grandes villes, il touche un salaire net de 1 300 à 1 700 € par mois, et le coût pour l’entreprise — salaire plus cotisations sociales — constitue le poste le plus important du budget (ce que gagne un conducteur, avec calculateur par ville). Ou la céder à une flotte et percevoir un loyer sans l’exploiter. Pour calibrer les attentes : les opérateurs vérifiés du réseau déclarent des chiffres d’affaires de 6 500 à 7100 € par mois et par véhicule dans les grandes capitales (combien génère un VTC par mois), dont il faut déduire la commission de la plateforme, la rémunération du conducteur, les frais liés au véhicule et l’assurance (les coûts fixes, en détail). Vérifiez votre scénario à l’aide du simulateur de rentabilité avant d’acheter, pas après.
Et si vous préférez demander une nouvelle licence ?
C’est l’autre voie, et elle existe : faire la demande, recevoir un refus et le contester. Depuis la décision de la Cour suprême, la position du demandeur est meilleure qu’auparavant, mais cela se paie en années et en conseils spécialisés. La situation réelle des guichets, province par province et avec sources, se trouve sur où demander une nouvelle licence après l’arrêt de la Cour suprême ; le test de faisabilité compare votre cas aux coûts et délais de chaque voie. Et si la situation réglementaire de votre province vous préoccupe — elle devrait au moins vous importer —, la carte réglementaire la publie avec la date.
La liste restreinte
Index de votre province avec échantillon → dépenses avec une marge de sécurité de 5 à 10 % → propriété, charges, permis de construire et sanctions vérifiés → revenus certifiés ou déduits → acompte uniquement sur contrat et en dépôt fiduciaire. Avec cela, vous achetez avec la rigueur de quelqu’un qui réalise dix transactions par an.
L’offre en temps réel, avec son niveau de vérification visible, se trouve sur la place de marché. Si votre projet est d’acheter pour louer et percevoir un loyer sans vous occuper de la gestion, suivez le guide de l’investisseur. Et si vous êtes de l’autre côté de la table, le guide définitif pour vendre est la page qu’il vous faut.
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Sources : indice VTC360 (juillet 2026, échantillon publié pour chaque chiffre) · registre public des transactions VTC360 · Registre des entreprises et des activités de transport (ministère des Transports) · CJUE, affaire C-50/21 (juin 2023) · doctrine de la Cour suprême relative au ratio (2024). Ce guide est révisé à chaque mise à jour mensuelle de l’indice.